Vous trouverez sur ces pages de nombreux extraits des livres 1 et 2 "Le Village Nègre", livres qui sont toujours
disponibles.
MERCI A TOUS CEUX QUI M'ONT TEMOIGNE LEUR SYMPATHIE APRES LA LECTURE DE MES LIVRES, TRANCHES DE VIE DES ANNEES 50 A THAON-LES-VOSGES, COMME DANS BEAUCOUP D'AUTRES PETITES VILLES.
"L'Ange blanc" à la Rotonde de Thaon-les-Vosges dessin par David Orban
« Le temps de l’enfance »
"Le temps de
l'adolescence"
"toujours en vente au prix de 10 euros
christian.conroux@wanadoo.fr
Faites connaitre ce site à vos proches et à vos amis .
www.thaon-les-vosges.org
Au cinéma Modern'
....
A l’entracte, l’ouvreuse, tenant un panier vichy rose, au niveau du nombril, vantait les saveurs des caramels mous, des bonbons à la menthe, des
" Miko " qu’il fallait engloutir rapidement au risque de les voir dégouliner entre les mains, des esquimaux à la cerise confite avec un peu de kirsch à l’intérieur et des barres au
chocolat noisette. La vente avait lieu aussi dans le hall, près du bar, où l’on buvait des boissons non alcoolisées : Pschitt orange ou citron, Vérigoud Soda et menthe
Riqlès.
Les connaisseurs se précipitaient au " bar espagnol ", à une centaine de mètres, pour s’envoyer une
pression ou siroter un rouge lim.
Quelques militaires avaient dragué sec pendant le documentaire et s’apprêtaient à conclure dès le début du grand
film. On fumait une dernière cibiche*, on s’enfilait deux barres d’Hollywood chewing-gum à la chlorophylle pour avoir bonne haleine, on passait une dernière fois aux toilettes question d’hygiène,
un dernier coup de peigne sur des cheveux encore gominés et on s’installait confortablement dans des fauteuils rouge carmin assortis aux lourds rideaux de la scène. Au fond de la salle, il
fallait éviter, lorsqu’on avait le choix, de s’asseoir à la limite du balcon, car il y tombait des chewing-gums mâchouillés, des restes de cacahuètes et parfois des crachats en bave lente et
verticale.
Avant le grand film il y avait souvent une attraction, qui n’intéressait que peu de monde : un
prestidigitateur, un équilibriste ou un illusionniste s’évertuant à endormir quelques volontaires sur la scène.
Une sonnerie annonçait la reprise de la séance. Les lumières de la salle s’éteignaient à petite dose. Le fils
Lacombe, guettait les possibles resquilleurs et vérifiait une dernière fois l’absence de fumée de cigarettes. Les rideaux rouges s’écartaient lentement pendant que, dans un ronronnement
caractéristique, deux faisceaux lumineux projetaient, sur le grand écran dévoilé, le lion rugissant de la Métro Goldwyn Mayer ; sa gueule béante introduisait la super-production en
cinémascope et stéréophonie.
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.....Voir l'extrait du
livre2
Vous trouverez sur ces pages de nombreux extraits des livres 1 et 2 "Le Village Nègre",
livres qui sont toujours disponibles.
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